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Harold
and Kumar go to White Castle
Synopsis:
Les mésaventures d'un étudiant asiatique
(Harold) et d'un étudiant indien (Kumar) aux Etats-Unis...
Un vendredi soir, Harold et Kumar se lancent dans une quête
mouvementée des hamburgers White Castle à travers l'État du
New Jersey.

Harold (Cocasse John Cho en victime
idéale) est un employé loyal de bureau qui se laisse marcher
sur les orteilles. Asiatique et conservateur, il encaisse
les coups sans broncher et laisse filer la fille de ses
rêves telles les perséides du mois d'août, sans même oser
faire un vou. Kumar (Attachant Kal Penn en parfait benêt)
est un fainéant qui carbure aux drogues douces et aux
énormités. Indien et maladroit, il se fiche éperdument de
cette carrière en médecine à laquelle son père l'astreint.
Ce qui les unit: une faim nocturne démesurée. La seule
solution : des hamburgers White Castle. Trop tard pour
changer d'idée, surtout quand on est gelé.
Les 1ères secondes laissent planer une impression
d'amateurisme et de télésérie d'après-midi saupoudrée de
rires en cannes. Impression vite estompée, puisque toute
l'équipe semble prendre cette comédie débile très au sérieux.
Même si la cadence fait parfois défaut, on entre rapidement
dans l'action, car tout est calculé à la seconde près : des
effets spéciaux exagérément bidon, des personnages
clownesques et peu subtils, des femmes-canons qui titillent
la pupille, des situations rocambolesques et saugrenues, un
point de départ aussi mince et banal qu'un fil de soie
dentaire, le tout pimenté de quelques clins d'oil (au beurre
noir), dont un assez provocateur du Docteur Doogie lui-même
(Neil Patrick Harris s'amuse de son image avec une véhémente
autodérision), qui s'étire un peu trop pour conserver sa
délinquante force de frappe. Ce qui étonne toutefois le
plus, c'est cette habile réflexion sur le racisme,
dissimulée derrière une foule de clichés honteusement non
éculés. En contrepoids, les héros sont homophobes et
rejettent à leur tour une autre forme de différence. Voilà
le reflet d'une société où la balance de la justice n'arrête
jamais de vaciller.

par Nicholas Gendron
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